Nés juste après le premier conflit mondial, les trois croiseurs de 8 000 t symbolisèrent la renaissance de la marine française et le savoir-faire de notre industrie. Ils connurent tous les trois les combats de la Deuxième Guerre mondiale. Le Lamotte-Picquet s’est illustré à la bataille de Koh Chang, où il contribua à écraser la flotte du Siam, utilisant alors - et c’est unique dans la marine française - ses tubes lance-torpilles. Le Primauguet eut à affronter en novembre 1942 son ennemi d’alors, l’US Navy, dans un combat aussi inégal que désespéré, qui lui fut fatal. Quant au Duguay-Trouin, après son immobilisation à Alexandrie avec la force X, il reprit le combat et participa au débarquement de Provence, puis, modernisé, à la guerre d’Indochine. (Marines Éditions, juin 2005, 144 p., broché, 210 x 270 mm)